S’expatrier à Dubaï en tant qu’entrepreneure : la vraie vie au quotidien

Dubaï fait rêver. Les tours vertigineuses, le soleil toute l’année, les brunchs instagrammables au bord de la piscine. Mais derrière les clichés, à quoi ressemble vraiment la vie d’une entrepreneure française installée aux Émirats ? Entre avantages indéniables et ajustements nécessaires, voici un aperçu honnête de ce qui t’attend si tu sautes le pas.

Le quotidien d’une entrepreneure à Dubaï

Oublie l’image de la femme d’affaires en tailleur qui enchaîne les réunions dans des gratte-ciels climatisés. La réalité de la plupart des entrepreneures françaises à Dubaï ressemble davantage à ça : un laptop posé sur une table de café avec vue sur la marina, une visio client en fin de matinée, et une séance de sport en plein air l’après-midi.

Le rythme de vie ici est différent. Les journées commencent tôt pour profiter de la fraîcheur matinale, surtout en été. Beaucoup d’entrepreneures calent leurs appels avec la France entre 10h et 14h (heure de Dubaï), ce qui correspond aux horaires de bureau européens. Le reste de la journée leur appartient.

Cette flexibilité attire particulièrement les femmes qui gèrent un business en ligne. Coaches, formatrices, créatrices de contenu : elles peuvent travailler de n’importe où, alors pourquoi pas depuis un appartement lumineux avec vue sur le Burj Khalifa ?

Un cadre de vie qui change tout

Ce qui frappe en arrivant à Dubaï, c’est l’espace. Les appartements sont grands, les rues larges, les centres commerciaux immenses. Après des années dans un 40m² parisien, l’effet est libérateur.

La sécurité constitue un autre point fort. Tu peux te promener seule à 2h du matin sans la moindre inquiétude. Les voitures restent ouvertes sur les parkings, les sacs à main traînent sur les tables des cafés. Ce sentiment de sérénité impacte ton quotidien plus que tu ne l’imagines.

Le climat, évidemment, joue un rôle majeur. Huit mois par an, le temps est idéal : ciel bleu, températures douces, possibilité de bruncher en terrasse ou de te baigner après le travail. Les quatre mois d’été (juin à septembre) sont plus rudes avec des températures dépassant 40°C, mais la vie se réorganise : tout est climatisé, les activités se font en intérieur ou tôt le matin.

La communauté française : ton nouveau cercle

Tu ne seras pas seule. Dubaï abrite une communauté francophone estimée à plus de 30 000 personnes, dont une proportion croissante d’entrepreneures. Des groupes WhatsApp aux événements networking en passant par les soirées entre filles, les occasions de créer du lien ne manquent pas.

Cette solidarité entre expatriées est précieuse. Quand tu débarques, tu trouves facilement quelqu’un pour te recommander un bon médecin, un salon de coiffure qui comprend ce qu’est un balayage, ou un resto qui sert autre chose que du brunch à 200 dirhams.

Les amitiés se nouent vite à Dubaï. Tout le monde est dans le même bateau : loin de sa famille, en train de construire quelque chose. Cette situation crée une proximité et une entraide qu’on trouve rarement ailleurs.

Ce qui va te manquer (soyons honnêtes)

L’expatriation n’est pas un conte de fées. Certaines choses vont te manquer, et c’est normal.

Ta famille et tes amis. Les appels visio ne remplacent pas les dimanches en famille ou les apéros improvisés avec ta meilleure amie. Les billets d’avion coûtent cher, et tu ne pourras pas être là pour tous les anniversaires, les naissances ou les moments difficiles.

La culture française. Les musées, les expos, les petits cinémas d’art et essai, les librairies indépendantes, les marchés de producteurs… Dubaï offre beaucoup de choses, mais pas ça. La vie culturelle existe mais reste différente, plus tournée vers le divertissement que vers la création artistique.

Les saisons. Le printemps qui arrive, les feuilles qui tombent en automne, la première neige… À Dubaï, c’est été ou presque-été toute l’année. Certaines adorent, d’autres finissent par trouver ça monotone.

La spontanéité. Ici, tout se planifie. Les distances sont grandes, les déplacements se font en voiture, les restaurants prisés se réservent à l’avance. Le côté « on se retrouve dans 20 minutes au café du coin » n’existe pas vraiment.

Le coût de la vie : parlons cash

Dubaï n’est pas une destination low-cost. Voici ce que tu peux attendre en termes de budget mensuel pour une vie confortable.

Logement : 6 000 à 12 000 AED (1 500 à 3 000 €) pour un appartement une chambre dans un quartier sympa comme JLT, Business Bay ou Dubai Marina. Les loyers se paient généralement en un à quatre chèques annuels, ce qui demande une trésorerie solide à l’arrivée.

Transports : Si tu optes pour une voiture (quasi indispensable), compte 1 500 à 3 000 AED par mois (location, essence, parking, assurance). Les taxis et Uber fonctionnent bien mais le budget grimpe vite.

Alimentation : Les courses au supermarché coûtent 20 à 30% plus cher qu’en France pour les produits importés. Les restaurants varient énormément : de 50 AED pour un repas casual à 500 AED pour un brunch branché.

Sorties et loisirs : Dubaï regorge d’activités mais elles ont un prix. Un brunch le vendredi : 300 à 600 AED. Une journée à la plage dans un beach club : 150 à 400 AED. Un cours de yoga : 80 à 150 AED.

Santé : L’assurance santé est obligatoire. Compte 4 000 à 12 000 AED par an selon la couverture choisie.

Les petits bonheurs du quotidien

Malgré les ajustements, la vie à Dubaï offre des plaisirs simples qui rendent le quotidien agréable.

Le soleil permanent. Se réveiller chaque matin avec un ciel bleu booste le moral. Fini les hivers gris qui tirent en longueur et plombent l’énergie.

Le service. Ici, tout est fait pour te faciliter la vie. Livraison de courses à domicile, pressing qui vient chercher tes vêtements, services administratifs efficaces. Tu gagnes un temps précieux.

La diversité. Dubaï est un melting-pot incroyable. Tu croises des gens de 200 nationalités, tu découvres des cuisines du monde entier, tu élargis ta vision. Cette ouverture enrichit ta vie personnelle et professionnelle.

L’énergie ambiante. Dubaï vibre d’une énergie entrepreneuriale contagieuse. Tout le monde construit quelque chose, tout le monde a des projets. Cette ambiance motive et pousse à se dépasser.

Les escapades. En quelques heures d’avion, tu accèdes aux Maldives, au Sri Lanka, à Bali, aux Seychelles. Les week-ends prolongés prennent une autre dimension.

Préparer son expatriation sereinement

Si Dubaï te tente, la préparation est clé. Une expatriation réussie ne s’improvise pas, surtout quand tu dois gérer en parallèle la création de ta société et les démarches de visa.

Les questions pratiques sont nombreuses : quel quartier choisir, comment trouver un logement à distance, quelles démarches administratives effectuer, comment gérer la transition avec la France, quels pièges éviter…

Si tu veux creuser le sujet et préparer ton installation sereinement, Clemenceau Group a détaillé tout ce qu’il faut savoir pour s’expatrier à Dubaï : démarches administratives, logement, vie quotidienne, budget et conseils pour réussir ta transition.

Conclusion

S’expatrier à Dubaï en tant qu’entrepreneure, c’est choisir un cadre de vie différent, avec ses avantages et ses compromis. Le soleil, l’espace, la sécurité et l’énergie entrepreneuriale séduisent. L’éloignement familial, le coût de la vie et l’absence de certains repères culturels demandent adaptation. Pour celles qui se reconnaissent dans ce mode de vie et dont le business le permet, Dubaï peut devenir bien plus qu’une destination fiscale : un véritable nouveau départ.

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